Ou comment se poser des questions sur les études en France …

J’ai eu pas mal de soucis d’orientation. Au lycée, je suis passée d’une première S dans un lycée agricole, à une première S dans mon lycée de secteur, puis à une terminale L, toujours dans ce fameux lycée de secteur.

Pourquoi me direz-vous ? J’ai toujours voulu être vétérinaire. Depuis toute gamine, les animaux sont ma passion. J’étais la genre de gamine à courir vers la moindre bestiole à poils, même si c’est un gros dogue allemand. Et je n’ai jamais eu de soucis avec ça. Jamais mordue ou quoi (une fois, une chienne qui me donnait la patte a rippé et m’a vaguement griffé, mais j’étais plus triste pour elle que pour moi XD) Du coup, devenir vétérinaire m’est apparu comme une évidence. Et puis, au collège, tout m’était assez facile, donc les études, ça ne me faisait pas peur.

Je me suis reposée là dessus, sur des supposées capacités. Je suis allée dans un lycée agricole, un truc génial, en internat, les meilleures années de ma vie. Sauf que niveau notes, c’était loin de suivre. Et puis à cette époque, mon truc, c’était le dessin.

Comme mon niveau ne suivait pas (par manque de travail et de motivation je pense), je me suis rabattue sur mon lycée de secteur, en prenant l’option art plastiques. De vétérinaire, mon objectif d’avenir est passé à illustratrice. Là encore, en maths et en SVT, j’avais du mal. Du coup, réorientation en terminale L. Gros coup à encaisser pour les parents.

Merveilleuse terminale. Là encore, une belle année, presque simple. Des livres, des gens bien plus ouverts, une année pleine de fous rires ! Le bac, sans trop de mal. Mais surtout, la fameuse procédure post-bac. Là, je visais une MANAA (Mise A Niveau en Arts Appliqués, l’équivalent en 1 an des 3 ans du bac STI Arts Appliqués). J’ai mis mes voeux, fais mes lettres de motivation. Mon bulletin n’était pas merveilleux, mais pas pitoyable non plus. Résultat : sur mes 3 voeux, un refus, et 2 mises sur liste d’attente. Encore un coup pour les parents.

Je me rabats sur une fac d’art plastiques, où je sais qu’une amie va, sur Saint Etienne. Je suis prise, on cherche un appart, c’est cool, je la sens bien cette année. Mais en fait, ça ne me plait pas … On commence l’histoire de l’art à Picasso, on nous parle d’art contemporain à toutes les sauces. Je n’ai pas mon semestre, je passe le rattrapage. Et au dernier dossier rendu pour le rattrapage, je pète un cable, je vais à l’administration, et je me réoriente. Je choisis les lettres modernes, sans trop savoir pourquoi.

Me voilà donc en lettres modernes. Devenir institutrice, pourquoi pas ? On m’a toujours dit que j’étais pédagogue, assez patiente avec les autres … Arrive cette merveilleuse réforme. Au lieu de 4 ans après le bac, il faudra maintenant 5 ans pour pouvoir passer le concours. J’en parle à une grande tante, à la retraite de son métier d’institutrice. Elle, après un an à l’IUFM, elle avait un poste, et elle travaillait, elle était indépendante.

Me voilà maintenant en seconde année de lettres modernes. J’aime bien ce que l’on fait, mais franchement, je me pose des questions quant à l’utilité de tout ça pour la suite. Personnellement, je souhaite enseigner à des enfants de moins de 10 ans, en primaire voire en maternelle. En quoi Rousseau, Zola et les autres m’aiderront à pouvoir enseigner ? En quoi 5 ans de ce que j’appelerai de la « culture personnelle » peux servir à un futur professeur ? Est-ce cela qui va m’aider à appréhender une classe ? 

Vraiment, je me pose des questions. Encore presque 4 ans d’études, ça me parait énorme, surtout si l’on compare les choses que l’on réutilisera face à des enfants ! Je veux dire, je sais lire, écrire, compter, j’ai juste besoin de savoir comment gérer des enfants en groupe, ainsi que les méthodes d’apprentissages pour enseigner, non ? Pourquoi tant d’années quasi stériles ? J’aime ce que j’apprends, je trouve ça très intéressant, mais je n’en vois pas l’intérêt futur !

On nous demande des dissertations à rallonges, des dossiers, des commentaires, oui, mais franchement, allons-nous faire des dissertations à des enfants de 8 ans ?! L’oral, à la limite, je peux comprendre l’importance de l’exercice oral, mais le reste ?

Non, franchement, je crois que je ne comprendrais jamais le principe d’éducation en France, que ça soit au niveau de l’université ou le reste … On pousse les élèves au bac, tout le monde l’obtient, et au final, tant de chômeurs … ça me navre, et ça m’indigne profondément …

Moui, c’est un ras-le-bol général qui s’insinue en moi, envers ce pays qui fait toujours les choses de travers …

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